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Le Figaro étudiant parle de nous !

 

Au début du mois de septembre 2017, l'Institut Bossuet a eu la joie de recevoir , journaliste au Figaro étudiant qui a ainsi pu rendre compte à un plus grand nombre de la vie au sein de l'Institut Bossuet, faisant ainsi un récapitulatif tant des missions de Bossuet que du cadre qu'il propose pour parvenir à ses fins.

L'article est disponible ici, librement. Nous reproduisons l'article ci-dessous.

« Bossuet », l‘internat des meilleurs lycéens de France

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REPORTAGE - À Paris, l’Institut Bossuet accueille une centaine d’élèves des lycées Henri-IV, Louis-le-Grand et Saint-Louis. Découverte d’un lieu d’excellence, exclusivement masculin, qui forme l’élite de demain.

Derrière une façade de verre, «Bossuet» paraît discrètement en lettres d’or. Face au jardin du Luxembourg (VIe), l’immeuble passe inaperçu aux yeux des passants. Pourtant, une centaine d’élèves de prépas d’excellence vit ici à l’année. Fondé en 1866 par un prêtre universitaire, l’Institut Bossuet accueille les élèves des lycées Louis-le-Grand, Henri-IV et Saint-Louis, réputés parmi les meilleurs de Paris. «Il existe une unité entre ces trois lycées. Les élèves présentent les mêmes préoccupations et ont besoin du même suivi scolaire», observe le père Baudoin Roger, supérieur de l’institut depuis cet été et ingénieur de formation.

Ce foyer d’études accueille une centaine de pensionnaires, dont deux tiers en filière scientifique. Leur objectif est d’intégrer l’ENS, Polytechnique, HEC ou l’École des chartes. Ils viennent de toute la France et, pour un tiers d’entre eux, de l’étranger. Ils présentent tous d’excellents dossiers scolaires. Un prérequis pour faire partie des pensionnaires, jugés sur leurs notes de première et de terminale. Le coût de la pension complète, en moyenne 11 000 euros l’année, varie du simple au triple selon les revenus de la famille.


« Il faut un équilibre entre le corps et l’esprit. Nous nous assurons qu’ils dorment bien, mangent bien, se cultivent et gardent la forme »
Le père Baudoin Roger, supérieur de l’institut Bossuet

«Nous encourageons les élèves méritants. C’est pourquoi nous accueillons chaque année entre 10 et 15 % de boursiers», insiste le père Roger. Leur pension est financée en totalité par la Maison des jeunes talents ou par la Fondation Odon Vallet. Trésor, 18 ans, originaire du Bénin, en fait partie. Cet élève en deuxième année de maths-physique (MP) au lycée Louis-le-Grand trouve ici «une nouvelle famille». «Les étudiants viennent de tous les horizons, j’en apprends chaque jour sur la culture des autres, reconnaît-il. Même si nous sommes en concurrence, l’esprit d’entraide est fort.»

Les chambres, individuelles, sont réparties sur cinq étages, tandis que les effectifs sont divisés en autant de «divisions». Chaque division est dirigée par un tuteur, élève ou ancien élève de grande école, à peine plus âgé que les pensionnaires. C’est le cas d’Arthur, normalien de 22 ans, qui poursuit en parallèle des études de médecine à l’université Paris-Descartes. Il encadre vingt élèves de prépas scientifiques. «Je les aide dans la compréhension des cours, des devoirs, et j’assure leur suivi scolaire. Le fait d’habiter avec eux, ça aide. Je vois si quelque chose ne va pas», détaille-t-il. Plusieurs fois par mois, après le dîner, les tuteurs organisent des «colles», examens blancs qui aident les élèves à s’assurer qu’ils maîtrisent les notions apprises en cours.

Toutes les têtes sont tournées vers le travail et la réussite, mais pas seulement. Avant le dîner, servi à 19 heures, certains étudiants travaillent seuls dans leur chambre ou en groupe dans des salles dédiées. D’autres s’offrent une partie de billard, de piano ou d’échecs, ou une séance de sport. Des moments de détente bienvenus après de longues journées de cours. «Il faut un équilibre entre le corps et l’esprit. Nous nous assurons qu’ils dorment bien, mangent bien, se cultivent et gardent la forme en faisant du sport», insiste le père Roger. Pour éviter les distractions, le Wi-Fi n’est pas accessible dans les chambres. Les invités sont les bienvenus, mais uniquement dans les parties communes. Les pensionnaires sont tenus de rentrer avant minuit en semaine ou avant 1 heure le samedi.

Autant de restrictions que les pensionnaires acceptent volontiers. «Je m’attendais à un mode de vie plus strict. En fait, ça n’a rien du camp militaire!» plaisante Valentin. Cet élève de deuxième année en maths-physique (MP) au lycée Saint-Louis a appris l’existence de l’Institut Bossuet «grâce à un ami» : «Je ne voulais pas me retrouver seul dans un appartement. Je préfère vivre en communauté, sinon je n’arrive pas à me plonger dans mes cours.» Trésor, lui aussi, a vite oublié ses a priori: «Je pensais qu’on allait travailler tout le temps. Heureusement, il y a tout pour se divertir et sortir sa tête des cours.» Il ne tarit pas d’éloge sur le restaurant de l’institut: «La cuisine me réconforte d’un 8 en maths!»

Pour Paul, inscrit en physique-chimie (PC) au lycée Saint-Louis, «vivre en pension me décharge des courses, du ménage, des papiers à gérer… Je me sens comme à la maison». Le suivi personnalisé des élèves est le point fort de l’institut: «Nos tuteurs ont suivi les mêmes études et font déjà de la recherche. Leur aide est précieuse pour notre réussite.»